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Évacuation des eaux pluviales de toiture industrielle : conception, rénovation et entretien

L’évacuation des eaux pluviales d’une toiture industrielle joue un rôle déterminant dans la protection d’un entrepôt, d’une usine, d’un bâtiment logistique ou d’un local commercial. Un réseau mal dimensionné, obstrué ou dégradé peut provoquer des stagnations d’eau, des débordements de chéneaux, des infiltrations et une détérioration progressive de l’étanchéité.

Sur une toiture de grande superficie, les volumes d’eau à évacuer deviennent rapidement importants. Le système doit être adapté à la surface du toit, à sa pente, à sa configuration, aux intensités pluviométriques prises en compte et aux contraintes d’exploitation du bâtiment.

Cobatec accompagne les professionnels dans le diagnostic, la création, la rénovation et la maintenance des réseaux d’évacuation des eaux pluviales sur les toitures industrielles en bac acier, les toitures-terrasses étanchées et les couvertures de bâtiments professionnels.

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Sommaire

  • Pourquoi bien évacuer les eaux pluviales ?
  • Comment fonctionne un réseau d’évacuation EP ?
  • Quels sont les éléments du réseau ?
  • Système gravitaire ou siphonique ?
  • Comment dimensionner le réseau ?
  • Quelles solutions selon la toiture ?
  • Quels sont les problèmes les plus fréquents ?
  • Comment entretenir les évacuations ?
  • Quand faut-il rénover le réseau ?
  • Pourquoi confier le projet à Cobatec ?
  • Questions fréquentes

Besoin de faire entretenir votre toiture industrielle ou le toit de votre bâtiment ? 

Pourquoi l’évacuation des eaux pluviales est-elle essentielle sur une toiture industrielle ?

La toiture protège le bâtiment, les personnes, les équipements et les marchandises contre les intempéries. Pour conserver cette fonction, l’eau de pluie doit être recueillie puis évacuée rapidement vers les exutoires et les réseaux prévus à cet effet.

Sur les bâtiments industriels et logistiques, la surface de toiture peut atteindre plusieurs milliers ou dizaines de milliers de mètres carrés. Même une faible hauteur de pluie représente alors un volume d’eau considérable.

À titre d’illustration, une pluie de 10 millimètres sur une toiture de 10 000 m² représente environ 100 m³ d’eau. Cette eau doit être dirigée vers les chéneaux, avaloirs, naissances, collecteurs et descentes sans créer de mise en charge dangereuse pour la toiture.

Une évacuation performante permet notamment de :

  • limiter la stagnation d’eau sur les points bas ;
  • prévenir les débordements de chéneaux et de gouttières ;
  • réduire les sollicitations sur l’étanchéité et les relevés ;
  • préserver la structure porteuse du bâtiment ;
  • éviter les infiltrations dans les locaux ;
  • protéger les stocks, les machines et les installations électriques ;
  • maintenir la continuité de l’activité professionnelle ;
  • prolonger la durée de vie de la toiture.

L’évacuation des eaux ne doit donc pas être considérée comme un simple accessoire de couverture. Elle fait partie intégrante de la performance globale de l’ étanchéité d’un bâtiment et d’une toiture industrielle .

Comment fonctionne un réseau d’évacuation des eaux pluviales de toiture ?

Le réseau d’évacuation des eaux pluviales, souvent désigné par l’abréviation réseau EP, collecte l’eau reçue par la couverture et la dirige vers un réseau d’assainissement, un ouvrage d’infiltration, un bassin de rétention ou un autre dispositif autorisé.

Son fonctionnement repose généralement sur plusieurs étapes :

  1. L’eau ruisselle sur la couverture ou la membrane d’étanchéité en suivant les pentes de la toiture.
  2. Elle rejoint les noues, gouttières, chéneaux ou points bas prévus lors de la conception.
  3. Elle pénètre dans le réseau par les naissances, avaloirs ou entrées d’eau pluviale.
  4. Elle circule dans les collecteurs horizontaux et les descentes verticales.
  5. Elle est rejetée vers le dispositif de gestion des eaux prévu pour le bâtiment.

Chaque élément doit être compatible avec les autres. Une naissance correctement dimensionnée ne suffit pas si le chéneau est trop étroit, si la descente est obstruée ou si le collecteur situé en aval ne peut pas absorber le débit.

La conception doit donc être pensée comme un ensemble hydraulique cohérent, depuis les pentes de toiture jusqu’au point de rejet final.

Quels sont les éléments d’un réseau d’évacuation des eaux pluviales ?

Les pentes de toiture

Les pentes dirigent naturellement l’eau vers les points de collecte. Une pente insuffisante, irrégulière ou déformée peut provoquer la formation de flaques permanentes et augmenter les sollicitations sur le complexe d’étanchéité.

Lors d’une rénovation, il est important de vérifier les pentes réelles et pas uniquement celles prévues sur les plans d’origine. Des déformations de structure, des tassements ou des travaux successifs peuvent avoir modifié l’écoulement.

Les noues

Une noue correspond à la ligne basse située entre deux versants de toiture. Elle concentre les eaux provenant de plusieurs surfaces et doit rester dégagée pour garantir leur circulation.

Les noues sont particulièrement sensibles à l’accumulation de feuilles, de mousses, de déchets et de petits éléments transportés par le vent.

Les chéneaux industriels

Le chéneau recueille les eaux au niveau d’une rive, entre deux couvertures ou dans une zone intégrée au bâtiment. Il peut être réalisé en métal, en béton ou être associé à un revêtement d’étanchéité.

Sur les bâtiments industriels, le chéneau constitue un point particulièrement sensible. Une corrosion, une fissure, un défaut de joint ou une obstruction peut provoquer un débordement à l’intérieur même du bâtiment.

Les gouttières

Les gouttières sont généralement installées en périphérie de couverture. Elles recueillent l’eau qui s’écoule depuis les versants et la dirigent vers les descentes.

Leur section, leur pente, leurs fixations et leur état doivent être contrôlés régulièrement. Une gouttière déformée ou mal alignée peut retenir l’eau ou déborder localement.

Les naissances et avaloirs

La naissance constitue le point d’entrée de l’eau dans la descente ou le collecteur. Sur une toiture-terrasse, on parle également d’entrée d’eau pluviale ou d’avaloir.

Ces équipements doivent être implantés aux points bas, raccordés correctement à l’étanchéité et protégés contre les déchets susceptibles d’obstruer le réseau.

Les crapaudines et garde-grèves

Les crapaudines et garde-grèves limitent l’entrée des feuilles, graviers et déchets dans les conduites. Elles protègent le réseau, mais doivent elles-mêmes être nettoyées régulièrement.

Une crapaudine entièrement recouverte de feuilles peut empêcher l’évacuation de l’eau, même si la conduite située en dessous est en parfait état.

Les boîtes à eau

Une boîte à eau collecte l’eau provenant d’un chéneau ou d’une sortie de toiture avant de la transmettre à une descente verticale. Elle peut également contribuer à rendre visible un débordement ou une anomalie du réseau.

Les descentes d’eaux pluviales

Les descentes EP acheminent l’eau verticalement vers le réseau inférieur. Elles peuvent être disposées à l’extérieur, intégrées à la façade ou installées à l’intérieur du bâtiment.

Leur diamètre, leur nombre et leur implantation dépendent du système retenu et des débits à évacuer. Les conduites intérieures demandent une vigilance particulière, car une fuite peut endommager les locaux ou les marchandises.

Les collecteurs

Les collecteurs regroupent les flux provenant de plusieurs entrées d’eau ou descentes. Leur tracé doit tenir compte de la structure, des réseaux techniques, des hauteurs disponibles et des possibilités de maintenance.

Les trop-pleins

Les trop-pleins constituent des dispositifs de sécurité permettant d’évacuer ou de rendre visible une accumulation anormale d’eau lorsque le réseau principal ne fonctionne plus correctement.

Ils ne remplacent pas le réseau principal. Leur présence, leur position et leur bon état doivent être vérifiés lors de l’inspection de la toiture.

Évacuation gravitaire ou siphonique : quel système choisir ?

Deux grandes familles de solutions sont utilisées pour évacuer les eaux pluviales des toitures industrielles : le système gravitaire et le système siphonique, également appelé système siphoïde.

Le système gravitaire

Dans un réseau gravitaire, l’eau s’écoule sous l’effet de la gravité. Les canalisations ne sont généralement pas entièrement remplies et le réseau doit disposer de pentes adaptées.

Cette solution se caractérise notamment par :

  • un principe de fonctionnement simple ;
  • des canalisations posées avec une pente ;
  • plusieurs descentes réparties sur le bâtiment ;
  • une inspection généralement aisée ;
  • un entretien accessible lorsque le réseau est bien conçu.

Le système siphonique

Le système siphonique utilise des avaloirs spécifiques limitant l’entrée d’air dans le réseau. Lorsque les conditions de fonctionnement sont réunies, les conduites se remplissent et l’écoulement en dépression permet d’atteindre des vitesses importantes.

Cette solution peut notamment permettre :

  • de réduire le nombre de descentes verticales ;
  • d’utiliser des diamètres de conduites différents d’un réseau gravitaire classique ;
  • de limiter certaines pentes sur les collecteurs horizontaux ;
  • de libérer des espaces en façade ou sous la toiture ;
  • d’évacuer des débits importants sur de grandes surfaces.

En contrepartie, le système siphonique dépend étroitement de son étude hydraulique, de la compatibilité de tous ses composants et de la qualité de sa mise en œuvre. Une modification isolée du réseau ne doit pas être réalisée sans vérifier ses conséquences sur le fonctionnement général.

Retrouvez notre comparatif détaillé pour choisir entre une évacuation siphonique et une évacuation gravitaire .

Critère Gravitaire Siphonique
Principe Écoulement naturel sous l'effet de la gravité Écoulement en conduite pleine avec mise en dépression
Collecteurs horizontaux Pente généralement nécessaire Tracé horizontal possible selon la conception hydraulique
Nombre de descentes Souvent plus important Peut être réduit selon la configuration
Conception Dimensionnement hydraulique adapté au projet Note de calcul spécifique indispensable
Maintenance Contrôle des entrées, pentes, collecteurs et descentes Maintenance rigoureuse des avaloirs et de l'ensemble du réseau
Applications Nombreuses configurations de bâtiments Particulièrement pertinent pour certaines grandes toitures

Il n’existe pas de solution universellement meilleure. Le choix dépend de la surface, de la structure, de l’architecture du bâtiment, de l’emplacement des réseaux, des contraintes d’exploitation et des objectifs du maître d’ouvrage.

Comment dimensionner l’évacuation des eaux pluviales d’une toiture industrielle ?

Le dimensionnement d’un réseau EP ne consiste pas uniquement à sélectionner le diamètre d’une descente. Il nécessite une étude globale de la toiture et du cheminement de l’eau.

La superficie collectée

Chaque entrée d’eau reçoit les précipitations provenant d’une surface déterminée. Le calcul doit identifier les surfaces affectées à chaque chéneau, noue, avaloir ou naissance.

La pluviométrie prise en compte

Le débit à évacuer dépend de l’intensité de pluie retenue pour le projet. Cette valeur doit être adaptée au lieu d’implantation du bâtiment et aux règles de conception applicables.

La forme et les pentes de la toiture

La géométrie du toit influence la vitesse et la concentration des écoulements. Une grande surface peut diriger rapidement un volume important vers un nombre limité de points bas.

Le type de couverture

Une couverture en bac acier, une toiture-terrasse avec membrane ou une toiture végétalisée ne présentent pas les mêmes conditions de ruissellement, de rétention et de raccordement.

La capacité des chéneaux et des noues

Les ouvrages de collecte doivent pouvoir transporter l’eau vers les entrées EP sans déborder. Leur largeur, leur profondeur, leur pente et leur état sont aussi importants que le diamètre des conduites.

Le nombre et la position des entrées d’eau

Les avaloirs doivent être répartis en cohérence avec les pentes et les points bas. Une mauvaise implantation peut laisser des zones éloignées sans évacuation efficace.

Le réseau situé en aval

L’eau ne doit pas seulement quitter la toiture. Le réseau enterré, le bassin de rétention, l’ouvrage d’infiltration ou le réseau public doit être capable de recevoir les débits transmis.

Les dispositifs de sécurité

L’étude doit également considérer les trop-pleins, les surverses et les conséquences d’une obstruction exceptionnelle du réseau principal.

Lors d’un projet de création de toiture et de couverture , ces éléments doivent être intégrés dès la conception. Lors d’une rénovation, il convient de comparer les plans disponibles à la configuration réellement observée sur place.

Quelles solutions selon le type de toiture industrielle ?

Évacuation des eaux sur une toiture en bac acier

Les toitures en bac acier dirigent généralement l’eau vers des chéneaux ou des gouttières placés en périphérie ou entre plusieurs versants.

Les principaux points à contrôler sont :

  • la pente et l’état des bacs acier ;
  • les raccordements entre la couverture et les chéneaux ;
  • la corrosion des éléments métalliques ;
  • les joints et assemblages ;
  • les naissances et descentes ;
  • l’absence d’obstruction dans les noues.

Une déformation de la couverture ou du chéneau peut créer un point bas imprévu. L’eau y stagne, accélère la corrosion et peut finir par pénétrer dans le bâtiment.

Pour les projets portant sur ce type de couverture, consultez également notre guide consacré à l’étanchéité des toits en bac acier .

Évacuation des eaux sur une toiture-terrasse

Sur une toiture-terrasse, l’eau est dirigée vers des entrées d’eau pluviale intégrées à l’étanchéité. La qualité du raccordement entre la membrane, la naissance et la conduite est essentielle.

Les relevés, les acrotères, les joints, les points bas et les trop-pleins doivent être inspectés en même temps que le réseau d’évacuation.

Une rénovation du réseau peut ainsi être associée à des travaux de rénovation et de réfection de l’étanchéité .

Évacuation des eaux sur une toiture végétalisée

Une toiture végétalisée retient temporairement une partie des précipitations, mais elle doit malgré tout disposer d’un drainage et d’évacuations adaptés.

La conception doit notamment prendre en compte :

  • le complexe de végétalisation ;
  • la couche drainante ;
  • le filtre ;
  • les zones stériles autour des évacuations ;
  • l’accessibilité des entrées d’eau ;
  • le poids du complexe lorsqu’il est saturé en eau.

Les avaloirs ne doivent pas disparaître sous la végétation. Ils doivent rester visibles, accessibles et contrôlables pendant toute la durée de vie de la toiture.

Découvrez les solutions de toiture végétalisée proposées par Cobatec .

Évacuation des eaux et toiture photovoltaïque

L’installation de panneaux photovoltaïques modifie les conditions d’accès et peut créer de nouveaux cheminements d’eau ou des zones où s’accumulent les feuilles et les déchets.

Avant la pose, il est recommandé de vérifier les pentes, les chéneaux, les avaloirs et la capacité du réseau. Les équipements photovoltaïques ne doivent pas empêcher l’accès aux évacuations ni compliquer leur entretien.

Pour une approche globale, consultez notre service d’ installation photovoltaïque sur bâtiment industriel .

Quels sont les problèmes d’évacuation des eaux pluviales les plus fréquents ?

Les entrées d’eau obstruées

Les feuilles, mousses, graviers, emballages, poussières et déchets transportés par le vent peuvent bloquer les crapaudines et réduire fortement le débit d’évacuation.

Les chéneaux encrassés

Un dépôt progressif dans le fond du chéneau réduit sa section utile et ralentit l’écoulement. Lors d’une pluie importante, l’eau peut dépasser les relevés ou déborder à l’intérieur du bâtiment.

La corrosion et les perforations

Les éléments métalliques exposés à une humidité permanente peuvent se corroder. Les perforations apparaissent fréquemment dans les points bas, autour des assemblages ou sous les dépôts qui retiennent l’eau.

Les défauts de pente

Une pente insuffisante ou inversée crée des zones de stagnation. Ces défauts peuvent être d’origine, résulter d’un affaissement de la structure ou apparaître après des travaux mal coordonnés.

Les descentes sous-dimensionnées

Une descente trop petite peut ne pas absorber le débit transmis par le chéneau. Le problème peut également provenir d’un nombre insuffisant de descentes ou d’un collecteur aval inadapté.

Les conduites endommagées

Une conduite peut être fissurée, déboîtée, écrasée ou percée. Lorsque le réseau passe à l’intérieur du bâtiment, la fuite peut rester invisible jusqu’à l’apparition de dommages dans les locaux.

Les modifications non étudiées

L’ajout d’une extension, d’une nouvelle couverture ou d’équipements techniques peut augmenter la surface raccordée à un réseau existant sans que celui-ci ait été redimensionné.

Le manque de trop-pleins efficaces

Lorsque le réseau principal est bloqué, l’absence ou le mauvais positionnement des trop-pleins peut entraîner une accumulation importante d’eau avant que l’anomalie soit détectée.

Une infiltration ne signifie pas toujours que la membrane est seule responsable. Avant d’engager une réparation localisée, il est nécessaire de rechercher l’origine du problème et de vérifier l’ensemble du parcours de l’eau.

Cobatec peut réaliser un diagnostic pour vérifier l’étanchéité du bâtiment et identifier les défauts liés à la couverture ou au réseau EP.

Comment entretenir un réseau d’évacuation des eaux pluviales ?

L’entretien préventif limite les obstructions, facilite la détection des dégradations et réduit le risque d’intervention en urgence. Il doit être adapté à l’environnement du bâtiment, au type de toiture et à l’exposition aux feuilles, poussières ou déchets.

Une visite d’entretien peut notamment comprendre :

  • le nettoyage des noues, gouttières et chéneaux ;
  • le dégagement des crapaudines et garde-grèves ;
  • le contrôle visuel des avaloirs et naissances ;
  • la vérification des descentes et collecteurs accessibles ;
  • la recherche de corrosion, fissures ou perforations ;
  • le contrôle des joints et raccordements ;
  • la vérification des trop-pleins ;
  • le repérage des zones de stagnation ;
  • l’inspection des relevés d’étanchéité voisins ;
  • la réalisation d’un rapport photographique.

Il est particulièrement utile de programmer un contrôle après la chute des feuilles et après un épisode météorologique important. La périodicité exacte doit être adaptée au site et à son niveau d’exposition.

La maintenance du réseau EP peut être intégrée à un contrat de maintenance et d’entretien de toiture industrielle .

Cette approche permet de contrôler simultanément l’étanchéité, la couverture, les évacuations, les émergences et les équipements de sécurité.

Quand faut-il rénover l’évacuation des eaux pluviales d’une toiture industrielle ?

Un nettoyage est suffisant lorsque le réseau est correctement dimensionné et simplement obstrué. Une rénovation devient nécessaire lorsque les défauts concernent la conception, la capacité hydraulique ou l’état des ouvrages.

Une étude de rénovation est recommandée en présence de :

  • débordements réguliers lors des fortes pluies ;
  • stagnations persistantes sur la toiture ;
  • chéneaux corrodés ou perforés ;
  • entrées d’eau mal positionnées ;
  • descentes insuffisantes ou fréquemment saturées ;
  • fuites récurrentes autour des naissances ;
  • déformations de toiture ou de chéneaux ;
  • modifications importantes du bâtiment ;
  • extension raccordée au réseau existant ;
  • mise en place d’une nouvelle étanchéité ou d’une nouvelle couverture.

Réfection des chéneaux

Selon leur état, les chéneaux peuvent faire l’objet d’une réparation localisée, d’une reprise d’étanchéité, d’un chemisage ou d’un remplacement. Le traitement doit également corriger les causes des dégradations, notamment les stagnations et les défauts de pente.

Création ou remplacement des entrées EP

Des naissances supplémentaires peuvent être nécessaires lorsque la surface collectée est trop importante ou lorsque leur répartition ne correspond plus à la configuration de la toiture.

Modification des descentes et collecteurs

Le nombre, le diamètre ou le tracé des conduites peut être revu afin d’améliorer les capacités d’évacuation et de faciliter la maintenance.

Passage d’un système gravitaire à un système siphonique

Une transformation peut être envisagée sur certains bâtiments, notamment lorsque l’objectif est de réduire le nombre de descentes ou de modifier le cheminement des collecteurs.

Cette conversion nécessite toutefois une étude complète. Elle ne consiste pas à remplacer uniquement les avaloirs : les conduites, assemblages, fixations et points de rejet doivent être compatibles avec le fonctionnement hydraulique recherché.

Coordination avec la rénovation de l’étanchéité

Lorsque la membrane ou la couverture doit également être rénovée, il est préférable de traiter les deux sujets simultanément. Cette coordination permet de reprendre correctement les pentes, les points bas, les naissances et les raccordements.

Découvrez les solutions Cobatec pour la rénovation des toitures industrielles .

Comment se déroule l’intervention de Cobatec ?

1. Diagnostic sur le bâtiment

Les équipes examinent la configuration du toit, les zones de stagnation, les chéneaux, les entrées d’eau, les descentes, les trop-pleins et les raccordements avec l’étanchéité.

2. Relevé des désordres

Les obstructions, déformations, traces de débordement, fissures, perforations, défauts de pente et zones de corrosion sont repérés et documentés.

3. Analyse de la solution existante

L’étude détermine si le problème relève de l’entretien, d’une réparation ponctuelle, d’un sous-dimensionnement ou d’une défaillance plus générale du réseau.

4. Proposition technique

Cobatec établit une solution adaptée au bâtiment : nettoyage, réparation des chéneaux, reprise des naissances, création de nouvelles évacuations, remplacement des descentes ou réfection globale.

5. Organisation des travaux

Sur un site occupé, l’intervention est planifiée afin de limiter les perturbations pour les salariés, les livraisons, les zones de stockage et la production.

6. Contrôle et recommandations d’entretien

À l’issue des travaux, les points traités sont contrôlés et des recommandations de maintenance peuvent être établies pour préserver durablement l’installation.

Pourquoi confier l’évacuation des eaux pluviales à Cobatec ?

Le réseau d’eaux pluviales est étroitement lié à l’étanchéité et à la couverture. Faire intervenir un spécialiste de la toiture permet de traiter le problème dans son ensemble plutôt que de réparer uniquement une conduite ou une fuite visible.

Cobatec intervient notamment sur :

  • les toitures industrielles en bac acier ;
  • les toitures-terrasses avec étanchéité ;
  • les entrepôts et plateformes logistiques ;
  • les usines et ateliers de production ;
  • les bâtiments commerciaux et tertiaires ;
  • les bâtiments publics et les collectivités ;
  • les couvertures neuves ou à rénover ;
  • les chéneaux, gouttières, naissances et descentes EP.

L’entreprise dispose d’un bureau d’études intégré et intervient dans la création, la rénovation et la maintenance des toitures professionnelles. Vous pouvez découvrir l’expertise et les moyens de Cobatec .

Consultez également les réalisations de Cobatec pour découvrir des exemples d’interventions sur des bâtiments professionnels.

Faire étudier votre réseau d’évacuation des eaux pluviales

Questions fréquentes sur l’évacuation des eaux pluviales de toiture industrielle

Comment savoir si une évacuation d’eaux pluviales est sous-dimensionnée ?

Des débordements lors des fortes pluies, des stagnations récurrentes, des chéneaux fréquemment pleins ou des descentes saturées peuvent indiquer une capacité insuffisante. Une étude doit néanmoins distinguer le sous-dimensionnement d’une simple obstruction.

Pourquoi l’eau stagne-t-elle sur une toiture industrielle ?

La stagnation peut provenir d’un défaut de pente, d’une déformation de la structure, d’un avaloir trop haut, d’une entrée d’eau bouchée ou d’un nombre insuffisant de points d’évacuation.

Quelle est la différence entre une gouttière et un chéneau ?

Une gouttière est généralement fixée en périphérie de la couverture. Un chéneau peut être intégré à la toiture, placé entre deux versants ou incorporé à la structure du bâtiment.

Quelle différence existe-t-il entre une évacuation gravitaire et siphonique ?

Le système gravitaire fonctionne grâce à la pente et à un écoulement partiellement rempli. Le système siphonique utilise des avaloirs spécifiques et fonctionne en conduite pleine lorsqu’il est amorcé.

Le système siphonique convient-il à toutes les toitures ?

Non. Sa pertinence dépend de la superficie, de la structure, des hauteurs disponibles, du tracé des canalisations et des possibilités de rejet. Une étude hydraulique spécifique est indispensable.

À quelle fréquence faut-il nettoyer les chéneaux ?

La fréquence dépend de l’environnement du bâtiment. Les sites proches d’arbres ou exposés à des déchets transportés par le vent demandent des contrôles plus fréquents. Une inspection après l’automne et après un épisode météorologique important est généralement pertinente.

Une crapaudine suffit-elle à empêcher les bouchons ?

Non. Elle limite l’entrée de certains déchets dans la conduite, mais elle peut elle-même être obstruée. Elle doit rester accessible et être nettoyée régulièrement.

Peut-on réparer un chéneau sans refaire toute la toiture ?

Oui, lorsque les dégradations sont localisées et que la conception générale reste adaptée. Lorsque le chéneau est fortement corrodé, déformé ou sous-dimensionné, une rénovation plus importante peut être nécessaire.

Pourquoi vérifier les eaux pluviales avant d’installer des panneaux solaires ?

Les panneaux peuvent modifier l’accessibilité de la toiture et favoriser l’accumulation de déchets dans certaines zones. Les évacuations doivent donc être contrôlées et rester accessibles après l’installation.

Cobatec intervient-il sur les réseaux gravitaires et siphoniques ?

Cobatec étudie les systèmes d’évacuation des eaux pluviales associés aux toitures industrielles et propose une solution selon la configuration, l’état de l’étanchéité et les besoins du bâtiment.

Faites contrôler l’évacuation des eaux pluviales de votre toiture

Votre toiture présente des stagnations d’eau, des débordements, des chéneaux dégradés ou des infiltrations ? Une inspection permet d’identifier l’origine des désordres et de déterminer si un nettoyage, une réparation ou une rénovation du réseau est nécessaire.

Contactez Cobatec pour demander une étude technique et un devis personnalisé .

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